Présentation

Mystère et flamboyance

G.I.G.N. Ce sigle, G.I.G.N. est connu du monde entier. Quatre lettres qui engendrent respect et admiration. Dans le monde entier, l'on sait que si le G.I.G.N. est appelé, aussi grave que soit la situation, tout rentrera dans l'ordre. Calme et sérénité reviendront, quel que soit le pays, le site,
l'immeuble où le G.I.G.N. sera intervenu. Intervention généralement perpétrée en grand mystère, dans le plus grand silence jusqu' à l'extrême limite de l'attaque, des hommes à neutraliser, des otages à sauver. C'est ainsi : le mutisme est une loi. Le secret une règle.
G.l.G.N. est un monolithe, un granit aux angles carrés. De ce granit s'échappent lors des assauts, des silhouettes longilines, de noir ou de bleu vêtues. Nul ne les connaît. De face, de dos, la cagoule enserre étroitement tête et chevelure. Seuls les yeux "parlent", sans mots, ni phrases. Une silhouette, en découpe chinoise, qui s'en vient ou qui s'éloigne.
L'intrus, le passant ne voit rien, tant ces hommes sont fondus en un seul, tant ils vont sans bruit, sans visage et sans repère. Que l'on voit courrir vers des voitures, saisir des armes, descendre plein ciel par un fil d'Ariane.

Qui se dispersent, se regroupent, toujours aussi impénétrables. Apparemment aussi anonymes et semblables. Mondialement connus sous leur sigle et tout aussi inconnus. Parfois, par une subtile alchimie de confiance, un visage se met a découvert. Pour se fondre à nouveau dans ce Groupe d'Intervention de la Gendarmerie nationale, ce G.I.G.N. dont l'éclatante renommée tient toute à l'esprit chevaleresque de ses hommes.

Gendarme de cœur et d’esprit…

Ce texte ne se veut en rien moralisateur ; il est à prendre avec intérêt dans la mesure ou toute décision doit être le fruit d’une réflexion. Cependant, il intervient comme une mise en garde, ou encore le prélude d’un long raisonnement que chaque individu désireux d’intégrer un jour ce groupe d’élite doit mener…

Avant toute chose, il est à juste titre nécessaire de différencier le fanatisme de la vocation et de la passion. Bon nombre d’entre vous qui sont exaltés par ces 4 lettres désormais emblématiques : G.I.G.N. en oublient l’implication personnelle de chacun de ses membres et le respect à avoir quant à ceux qui ont occupé, occupent et occuperont cette fonction : membre du GIGN.
Ne devient pas membre qui veut ; n’est pas sincère celui qui ne s’implique en rien dans cette recherche de performances où l’individu est remis en cause aussi bien sur le plan physique qu’intellectuel ou encore psychologique. Les photos, vidéos et autres jeux ne sont que pâles illusions et ne doivent en rien interférer dans ce choix de carrière dont les valeurs et principes moraux en sont la condition. D’où la différence entre passion et fanatisme qu’il faut à mon sens garder .

Apprendre à se connaître

Une donnée fondamentale est souvent omise dans la décision que prennent certains de tenter d’intégrer ce groupe d’élite. Un membre du GIGN est avant tout un gendarme et il est inévitable que la vocation première soit celle-ci. Comme chacun sait les épreuves d’admissibilité sont extrêmement difficiles et l’échec est quasi probable; en définitif les questions primaires à se poser impérativement sont :

- Suis-je fais pour être gendarme, quel est ma réelle motivation ?
- Suis-je prêt dans le cas d’un échec à rester gendarme dans les unités courantes ?
- Suis-je prêt à faire bon nombre de sacrifices tant sentimentaux que professionnels ?

Le but ici n’est ni de rebuter certains ni d’exagérer la réalité, mais simplement d’informer la plupart d’entre vous que ces super gendarmes sont des gendarmes de carrière avant toute chose. Si la réponse récurrente à ces quelques questions est négative, alors vous n’êtes pas fait pour vivre cette expérience. J’entends par le mot expérience tant l’aspect humain que technique : le dépassement de soi, le dévouement pour les autres et sa patrie, et avant tout le respect de la vie humaine.

N’oubliez jamais que la force physique n’est rien sans la force de l’esprit, en raison de quoi chaque postulant doit fournir une recherche, une réflexion personnelle. La gendarmerie offre de multiples possibilités, c’est une institution au service des autres qui dispose de différentes spécialisations.
La gendarmerie plus qu’un métier, propose une carrière à tous ceux qui veulent s’investir au plus proche de la population, tant d’un point de vue préventif que répressif. Prendre conscience des problèmes qui nous entourent est une bonne chose mais participer au maintien et au rétablissement de l’ordre, protéger et informer les citoyens sont des tâches que l’état confie aux gendarmes.

Histoire du GIGN

C'est en novembre 1973 suite à une mutinerie à Clairvaux et l'attentat de Munich en 1972 quand 11 athlètes israéliens avaient péri après une prise d'otage, qu'un texte crée au sein de l'escadron 2/2 de la gendarmerie mobile, basé à Maisons-Alfort, une équipe spéciale appelée Equipe Commando Régionale d'Intervention (ECRI). Sous les ordres du lieutenant Christian Prouteau, cette équipe sera opérationnelle à partir du 1er mars 1974. (Date officielle de création du Groupe)

Moins de deux semaines après, les 10 et 11 mars, l'ECRI intervient pour la première fois à Ecquevilly, dans les Yvelines, pour neutraliser un forcené armé. Un mois plus tard, le commandement de la Gendarmerie décide la mise sur pied de deux unités d'intervention de la Gendarmerie Nationale (ou GIGN) à Maisons-Alfort (GIGN I), et à Mont-de-Marsan (GIGN IV). Ces deux unités seront regroupées en 1976 pour former le GIGN.

Une unité antiterroriste créée le 1er mars 1974

En octobre 1983, il bénéficie du renfort d'un état-major, le Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN), et s'installe dans les Yvelines où, depuis il demeure.
Le GIGN est une des unités anti-terroristes parmi les plus performantes du monde.

Entre 1974 et 1985, il a participé à plus de 650 missions qui ont permis de libérer plus de 500 otages et éliminer une douzaine de terroristes. Plus de 1000 criminels et terroristes ont été arrêtés. Durant cette période, le GIGN déplore la mort de 5 de ses hommes à l’entraînement.

Des douzaines de blessés (dont neuf lors de l'assaut du vol 8969 d'Air France) sont aussi à déplorer. Les années qui suivirent marquèrent la disparition de deux autres membres pendant les entraînements et 1 en mission.
Formé en 1974, le GIGN ne devait pas compter plus de 100 hommes. Il n’a dépassé ce volume qu’en 2002. Pour compenser ce faible volume, le GIGN a toujours été inventif et pertinent dans l'exécution de ses missions.

Le GIGN a également bien voyagé. En plus de Djibouti, ils ont servi en Nouvelle-Calédonie, en Guadeloupe, en Arabie Saoudite, au Liban, au Soudan, aux Comores.

D'abord constitué d'une quinzaine de membres extrêmement compétents, le GIGN va rapidement s'adapter aux différentes contraintes de la lutte contre la haute criminalité, tant au niveau de la formation, de la sélection que de l’équipement et devenir une des unités d’élite les plus performantes et les plus prestigieuses au monde.

C'est après l'intervention de Djibouti, le 3 février 1976, que le GIGN se fait connaître du monde entier. Elle établira définitivement sa réputation d'efficacité, de professionnalisme et de très haute compétence lors de l'intervention de l’aéroport de Marignane le 25 décembre 94 : 4 terroristes appartenant au GIA (Groupe Islamiste Armé) prennent en otage 173 passagers d'un Airbus A300 en provenance d'Alger.
3 otages avaient été exécutés lors des négociations avec le gouvernement algérien.

Aujourd'hui...

Le GIGN est aujourd’hui composé de 113 gendarmes hyper entraînés (dont 11 officiers), disposant d’un matériel de pointe et bénéficiant d’une expérience dont peu d’unités spécialisées peuvent se prévaloir. Durant ces 30 dernières années, le GIGN n'a cessé d'améliorer sa détermination, sa disponibilité et sa capacité d'innovation. Sa philosophie d'action bâtie sur des valeurs humaines profondes, fascine et passionne beaucoup d'entre nous.

Les faits majeurs...

- Novembre 1973 => Suite aux attentats des J.O. de Munich, il est décidé de créer un groupe anti-terroriste ECRI (Equipe Commando Régionale d'Intervention) au sein du 2/2 escadron de Gendarmerie Mobile de Maisons-Alfort (94)
- Mars 1974 => Première intervention de l'ECRI pour maîtriser un forcené armé
- Avril 1974 => Création du GIGN I basé Maisons-Alfort et du GIGN IV basé à Mont-de-Marsan
- Juin 1976 => Regroupement des 2 unités à Maisons-Alfort
- Juillet 1982 => Le GIGN s'installe à Satory
- Octobre 1983 => Le GIGN intègre le GSIGN (Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale)