Internationales
Présence en Europe
La surveillance de 98 % de
la zone frontalière terrestre relève de la compétence de la
gendarmerie. Cest ce qui explique quelle na pas
attendu lémergence de lUnion européenne pour tisser
un réseau de relations étroites avec ses partenaires des pays
voisins.
Depuis janvier 2004, dix CCPD couvrent lensemble des
frontières françaises avec: la Belgique à Tournai (B), le
Luxembourg à Luxembourg-Ville (L), lAllemagne à Kehl (A),
la Suisse à Genève (S), lItalie à Modane (F) et à
Vintimille (I), lEspagne au Perthus-La-Junquera (F), à
Melles-Pont du Roy (F), à Canfranc-Somport (E) et à Hendaye
(F). Depuis louverture des frontières de lespace
Schengen, elle concourt au renforcement de la sécurité de cet
espace grâce à :
- léchange dinformations opéré par les centres
opérationnels des 23 groupements de gendarmerie départementale
frontaliers, devenus « points de contacts opérationnels
Schengen », dont le personnel est dailleurs spécialement
formé en matière linguistique ;
- lintervention dunités départementales dans le
cadre de lapplication des mesures compensatoires (droit de
contrôle des individus dans la bande de 20 km aux abords des
frontières terrestres et dans les zones accessibles au public
des ports et aéroports internationaux, droit de poursuite dans
un pays frontalier, avec des modalités propres à chaque État,
droit dobservation et dassistance, échange
dinformations et de renseignements) ;
- la surveillance par la gendarmerie maritime des 3500 km de
côtes françaises qui sont les frontières extérieures de
Schengen et sa participation au concept européen de gestion
intégrée de ces frontières extérieures.
Lintégration des pays dEurope centrale, orientale et
balkanique (PECOB) dans lUnion européenne le 1er mai 20046
et la volonté de démocratiser certaines zones géographiques
(Asie centrale et Méditerranée), conduisent ces derniers États
à adapter leurs institutions aux standards européens. Les
transformations pertinentes sont soutenues financièrement par
divers programmes européens. Dans cette optique, la gendarmerie
accompagne leffort des États souhaitant mettre en oeuvre
des structures nouvelles et aide à la formation des cadres dans
les domaines où son expertise est recherchée (maintien de
lordre, police judiciaire, police technique et
scientifique, GIGN, gestion des frontières
).
Par ses moyens daction et la démonstration de son
savoir-faire (comme actuellement en Bosnie, en Albanie
), la
gendarmerie est reconnue comme une institution contribuant à
lémergence de lEurope de la sécurité. Son statut
particulier (et surtout ses pôles dexcellence propres)
apporte une plus-value au développement dun « espace de
liberté, de sécurité et de justice ». Les accords de
coopération entre services chargés de missions de police
tenaient, initialement, du pragmatisme et de lhistoire. Ils
sont aujourdhui le fruit dune volonté délibérée
daccroître la sécurité des citoyens dEurope.
Coopération internationale
En 2003, la gendarmerie a
conservé, à un haut niveau, ses activités à caractère
international.
Dans le cadre des instances européennes et internationales, la
gendarmerie nationale a participé à plus de 200 réunions tant
à Paris quà Bruxelles ou dans dautres capitales
européennes. De même, 48 missions militaires de courte durée
ont été conduites par 69 officiers et sous-officiers au profit
de nos détachements de gendarmerie de coopération en Afrique,
au Cambodge, en Roumanie et au Venezuela. Par ailleurs, une
centaine de délégations provenant de pays différents a été
accueillie au sein de la gendarmerie nationale. Vingt-et-un
stages (cycles continus et discontinus) et 13 stages (hors
catalogue) ont permis la formation de 288 stagiaires étrangers.
Au cours de lannée 2003, près de 930 gendarmes ont été
déployés dans le cadre de nombreuses opérations de
rétablissement et de maintien de la paix. Disposant dun
panel de savoir-faire dépassant la traditionnelle mission de
prévôté aux armées, les militaires de la gendarmerie
interviennent dans le cadre de lONU, de lUE et de
lOTAN en accompagnement des forces ou dans le cadre de la
gestion civile des crises. Plusieurs unités de gendarmerie
mobile ont été projetées pour des missions de sécurité
générale et de maintien de lordre (notamment au sein des
dispositifs « Licorne » en Côte-dIvoire et « Carbet »
en Haïti, de la mission « Proxima » en Macédoine).
Présence en ambassades
Afin de rationaliser la
coopération policière de la France à létranger, le
ministre des Affaires étrangères a agréé, le 23 novembre
2001, linstruction commune entre la direction générale de
la police nationale (DGPN) et la direction générale de la
gendarmerie nationale (DGGN) pour la mise en place dun
réseau unique de sécurité intérieure à létranger,
ASI1 et ASIA2, présentée par les ministres de lIntérieur
et de la Défense.
Ce dispositif permet aux attachés de sécurité intérieure
issus des deux institutions, police ou gendarmerie, de
représenter les deux forces françaises de sécurité
intérieure auprès des ambassadeurs et des partenaires
étrangers de la France. Il permet aussi de rechercher une
complémentarité dans tous les volets de la coopération
technique internationale, de veiller à la sécurité i nos
efforts à lextérieur.
Avec 1 attaché de défense, 2 attachés de défense adjoints, 1
attaché de gendarmerie, 13 ASI, 4 ASIA, 66 coopérants
(officiers et sous-officiers), 1 officier chef du détachement
gendarmerie en Algérie et 312 sous-officiers affectés à la
sécurité des représentations diplomatiques à travers le
monde, renforcés par plus de 349 militaires de
linstitution lorsque les menaces le justifient, cest
un total variant entre 1250 et 1300 militaires de la gendarmerie
qui oeuvrent en permanence à létranger.
En 2004, 4 postes dASI (Cameroun, Comores, Djibouti,
Roumanie) et 2 ASIA (Colombie, Tunisie) seront honorés. Le poste
dAG3 (Espagne) sera transformé en ASIA.