Gendarmerie mobile

Structure territoriale

Une organisation placée sous l’autorité de commandants de région de gendarmerie.

1) Le commandant de région

Elle a pris effet le 1er juilllet 2005. Elle s’inscrit dans la perspective de la réforme de l’Etat visant à la simplification des structures.

La création d’un échelon intermédiaire, appelé « région de gendarmerie », positionné au plan institutionnel au niveau de la région administrative civile, permet à la gendarmerie d’adopter une organisation plus cohérente, mieux adaptée à l’exercice de ses missions civiles et militaires.

La suppression d’un échelon hiérarchique permet d’attribuer à une seule autorité un commandement de plein exercice, mettant en perspective les responsabilités opérationnelle, de gestion et de soutien.

Le général, commandant la région de gendarmerie située au chef lieu de zone de défense subordonne l’ensemble des groupements de gendarmerie mobile implantés dans les limites de la zone de défense. Cette autorité exerce également son autorité sur les groupements de gendarmerie départementale.

Dans ce cas particulier, cet échelon de commandement dispose d’attributions particulières en matière de coordination d’emploi des unités de gendarmerie départementale et d’engagement des forces de gendarmerie mobile.

2) Le groupement

Commandé par un officier supérieur, il comprend de 4 à 7 escadrons. Il est organiquement subordonné aux commandants de région exerçant leurs fonctions au siège des sept zone de défense.

3) L’escadron

Commandé par un capitaine, il comprend 5 pelotons (1 peloton hors rang + 4 pelotons de marche).
Il existe différents types d’escadrons :

- escadron porté;
- escadron VBRG du groupement blindé de la gendarmerie mobile.

4) L'emploi

Conformément à la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août 2002, l’emploi des forces mobiles obéit à une nouvelle doctrine, marquée par une réelle déconcentration. Elle concilie les exigences de sécurité générale avec celles du maintien de l’ordre. Désormais, le préfet de zone de défense devient l’autorité d’emploi des unités disponibles implantées dans son ressort. Ces unités ont pour mission d’assurer :

- le maintien de l’ordre public ;
- la sécurité générale ;
- les missions permanentes de la zone;
- la formation décentralisée.

En outre, la direction générale de la gendarmerie nationale sollicite, périodiquement, les régions de gendarmerie pour assurer les missions dites « nationales ». Pour la zone de défense de Paris, le préfet de zone bénéficie d’un renfort permanent provenant des autres zones de défense. Les missions « nationales » sont les suivantes :

- les missions outre-mer, en Corse et les opérations extérieures (OPEX);
- le renfort de la zone de défense de Paris ;
- les services et maintiens de l’ordre dépassant les capacités opérationnelles de la zone ;
- les renforts saisonniers de l’été.

Les unités spécialisées

Partie intégrante de la gendarmerie mobile, le groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), mis sur pied le 1er janvier 1984, comprend :

- un état-major;
- un centre de formation créé en 1985 et qui dispense une instruction particulière à d’autres formations ou administrations françaises et étrangères ;
- le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) créé en 1974;
- l’escadron parachutiste et d’intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN) qui comprend, en son sein, le groupe d’observation-recherche (GOR);
- le détachement gendarmerie du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Le GSIGN a développé trois pôles d’excellence dans les domaines de la sécurité et la protection rapprochée de personnalités, l’intervention (lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, interpellations de forcenés, interventions en milieu pénitentiaire…) et l’observation-recherche au profit des unités de police judiciaire de la gendarmerie départementale. Il participe aux plans gouvernementaux de lutte contre le terrorisme :

- le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) créé en 1974 ;
- l’escadron parachutiste et d’intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN) qui comprend, en son sein, le groupe d’observation-recherche (GOR) ;
- le détachement gendarmerie du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).