Gendarmerie spécialisées

La garde républicaine - Gendarmerie Maritime - Gendarmerie de l'Air - Gendarmerie des Transports Aériens - Gendarmerie de l'Armement

La garde républicaine

La garde républicaine a pour vocation première d’assurer les missions de sécurité et des services d’honneur au profit des instances gouvernementales et des hautes autorités de l’État.

Elle comprend :

- deux régiments d’infanterie ;
- un régiment de cavalerie;
- des formations spécialisées : orchestres, choeur de l’armée française, musique, fanfare de cavalerie, escadron motocycliste qui prêtent leur concours à de nombreuses opérations de relations publiques en France comme à l’étranger.

Gendarmerie Maritime

Environ 1100 militaires (32 officiers, 248 gradés, 617 gendarmes et 199 gendarmes adjoints) servent au sein de la gendarmerie maritime.
Les officiers et sous-officiers de la gendarmerie maritime sont tous issus de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine.

I/ ORGANISATION :

Commandée par un colonel, assisté d'un état-major implanté à Paris, la gendarmerie maritime est articulée en 3 groupements, 8 compagnies et 75 unités (brigades de recherches, brigades de surveillance du littoral, peloton de sûreté des zones protégées, peloton de surveillance d’intervention et de renfort, patrouilleurs, vedettes côtières de surveillance maritime) dont la répartition géographique est la suivante :

- Métropole :

- groupement de la Manche et de la Mer du Nord à Cherbourg ( 1 compagnie),
- groupement de l'Atlantique à Brest ( 4 compagnies),
- groupement de la Méditerranée à Toulon ( 2 compagnies),
- compagnie de Paris à Carrières-sur-Seine (sous l’autorité de l’état major),
- centre national d'instruction de la gendarmerie maritime (C.N.I.G.M) à Toulon.

- Outre-mer :

- Guadeloupe : 1 patrouilleur,
- Guyane : 2 vedettes de 20 mètres,
- Réunion : 1 patrouilleur,
- Polynésie Française : 1 patrouilleur et une brigade,
- Nouvelle Calédonie : 1 vedette de 20 mètres et 2 brigades,
- Saint-Pierre-et-Miquelon : 1 patrouilleur,
- Martinique : 1 patrouilleur,
- Mayotte : 1 vedette de 20 mètres.

II/ MISSIONS :

La gendarmerie maritime est une formation spécialisée de la gendarmerie qui remplit ses missions au profit :

- du chef d'état-major de la marine nationale,
- des préfets maritimes, coordinateurs des actions de l'État en mer, dont elle assure l'exécution des arrêtés et décisions,
- des procureurs de la République,
- des administrateurs des affaires maritimes.

Ses missions se décomposent en deux grandes catégories :

Les missions de défense nationale :

- participation à la sûreté et à la protection des établissements militaires de la marine nationale :
- surveillance générale des sites militaires (ports, bases…),
- protection et contrôle des personnes, protection des biens,
- maintien et rétablissement de l'ordre sur les sites à protéger,
- recherche du renseignement à l’intérieur et aux abords des établissements militaires de la marine nationale.
- dans le cadre de la défense maritime du territoire : surveillance des eaux nationales.

Les missions de police générale en mer :

- police judiciaire en mer (tous les personnels de la gendarmerie maritime, sont officiers, agents de police judiciaire ou agents de police judiciaire adjoints) :
- contrôle de la salubrité publique,
- contrôle de l'immigration clandestine,
- contrôle du travail illégal,
- lutte contre les trafics (stupéfiants, contrefaçons ...),
- police de la navigation de plaisance et des pêches,
- protection du trafic maritime,
- assistance aux personnes en danger.


La gendarmerie maritime peut également apporter le concours de ses personnels spécialisés à la gendarmerie départementale ou à d’autres services de police à l'occasion d’enquêtes nécessitant sa compétence technique.

Dans le cadre européen elle constitue l’un des acteurs de la police transfrontalière.

III/ LES MOYENS NAUTIQUES :

La gendarmerie maritime dispose de bâtiments de types « patrouilleur » et « vedettes » :

- 1 patrouilleur de 38 mètres,
- 2 patrouilleurs rapides de 37 mètres,
- 4 patrouilleurs côtiers de 32 mètres,
- 1 vedette de 24 mètres,
- 17 vedettes côtières de surveillance maritime de 20 mètres (à compter de la fin 2005),
- 5 vedettes de surveillance côtière de 14 mètres,
- 7 vedettes de surveillance côtière de 10 mètres,

auxquels s’ajoutent :

- 10 embarcations pneumatiques dans les brigades de surveillance du littoral,
- 32 embarcations pneumatiques sur les patrouilleurs et les vedettes.

IV/ LES METIERS DE LA GENDARMERIE MARITIME :

En raison de la spécificité de ses missions et des matériels servis, la gendarmerie maritime regroupe différents « métiers » dont les compétences s’exercent à terre ou en unités embarquées (patrouilleurs, vedettes) :

- chef de quart,
- mécanicien naval,
- électrotechnicien naval,
- gendarme en brigade de recherches,
- gendarme en brigade de surveillance du littoral,
- motocycliste,
- plongeur de bord,
- gendarme en brigade de gendarmerie maritime.

Gendarmerie de l'Air

1 000 militaires (21 officiers, 204 gradés, 454 gendarmes et 321 gendarmes adjoints) servent au sein de la gendarmerie de l'air.
Ces personnels sont tous issus de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine.

I - ORGANISATION :

Commandée par un colonel, assisté d'un état-major implanté à Paris, la gendarmerie de l'air est articulée en 2 groupements, 5 compagnies et 43 unités (brigades de gendarmerie de l'air) :

Métropole :

Groupement de la gendarmerie de l'air de la région aérienne Nord à Villacoublay :

- Compagnie de gendarmerie de l'air de Metz (11 brigades dont 1 motocycliste),
- Compagnie de gendarmerie de l'air de Brétigny sur Orge (6 brigades dont 1 motocycliste),
- Compagnie de gendarmerie de l'air de Tours (8 brigades dont 1 motocycliste).

Groupement de la gendarmerie de l'air de la région aérienne Sud à Mérignac :

- Compagnie de gendarmerie de l'air de Mérignac (8 brigades dont 1 motocycliste),
- Compagnie de gendarmerie de l'air d'Istres (10 brigades dont 1 motocycliste).

- 1 Section judiciaire : (Unité de recherches) basée à Paris.
- Groupe de sécurité de la gendarmerie de l'air (GSGA) : Paris.

Outre-mer :

- Brigade de la gendarmerie de l’air (BGA) Saint-Denis de la Réunion (Réunion),
- BGA. Tahiti Faa'a (Polynésie),
- BGA. Cayenne (Guyane).

Etranger :

- BGA. Ouakam (Sénégal),
- BGA. Djibouti (République de Djibouti).

II - MISSIONS :

La gendarmerie de l'air est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale qui est placée pour emploi auprès de l'armée de l'air et qui a pour mission sa protection.

Trois types de missions sont assignés à la gendarmerie de l'air :
Sûreté-protection,
Conseil auprès des autorités de l’armée de l’air,
Police militaire, administrative et judiciaire.

Sûreté-protection du domaine « air » :

Elle comprend :

- la surveillance générale (surveillance active de la base aérienne, et de ses abords),
- le filtrage (contrôle à l'entrée de la base et aux abords),
- le renseignement (orientation, recherche, exploitation, diffusion).

Conseil auprès des autorités de l’armée de l’air :

Chaque responsable de la gendarmerie de l’air, du commandant de brigade au commandant de la gendarmerie de l’air est l’interlocuteur privilégié des autorités d’emploi de son niveau pour toutes les questions relatives aux missions de police et de sûreté-protection.

Polices militaires, administrative et judiciaire :

Ces missions sont effectuées sur le « domaine air » (bases aériennes et sites rattachés) ou dans son proche environnement.

- police militaire : elle fait respecter les règlements militaires, et notamment ceux relatifs à la circulation des véhicules militaires (prévention et répression des infractions).
- police administrative : essentiellement police de la circulation routière et contrôle de la circulation des personnes.
- police judiciaire : Les brigades de gendarmerie de l'air possèdent en la matière les mêmes compétences que les brigades de gendarmerie départementale.

La gendarmerie de l'air constate les accidents d'aéronefs militaires français ou étrangers survenus sur le territoire national et apporte éventuellement son concours à la gendarmerie départementale.

III - LES MOYENS :

Les brigades de gendarmerie de l’air disposent de véhicules légers.
Chaque brigade motocycliste est équipée de motocyclettes BMW 1100 RT (gendarmerie).
Deux brigades (Cazaux et Avord) effectuent des patrouilles à cheval.
Une brigade surveille le lac de Cazaux (33) et dispose pour se faire d’un moyen nautique.

IV - LES METIERS DE LA GENDARMERIE DE L'AIR :

La gendarmerie de l'air, dans sa mission de protection du domaine-air offre 4 types de métiers :

- Gendarme de brigade,
- Gendarme motocycliste,
- Gendarme en section judiciaire,
- Gendarme du groupe de sécurité.

Gendarmerie des Transports Aériens

Environ 1000 personnels (31 officiers, 600 sous-officiers, 13 militaires du corps technique et administratif, 340 gendarmes adjoints et 6 personnels civils) servent au sein de la gendarmerie des transports aériens.
Les militaires de la gendarmerie qui la composent sont tous issus de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine.

I - ORGANISATION

La gendarmerie des transports aériens est une formation spécialisée placée pour emploi auprès du Ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer.
Commandée par un officier général ou supérieur, assisté d’un état-major implanté au siège de la direction générale de l’aviation civile à PARIS.

Elle est articulée en :

- 2 groupements à Roissy - Aix-en-Provence,
- 1 section de recherches à Roissy,
- 11 compagnies à Paris CDG - Paris-Orly - Athis-Mons- Brest - Strasbourg - Lyon - Marseille - Nice - Bordeaux - Toulouse – Ajaccio,
- 2 brigades de recherches à Paris CDG - Paris Orly,
- 40 brigades à Paris CDG (3) - Le Bourget - Paris-Orly (2) - Paris Issy les Mx - Toussus-le-Noble - Athis-Mons (CRNA) - Lille - Beauvais – Châteauroux - Brest - Rennes - Nantes - Quimper - Strasbourg - Bâle - Metz - Reims (CRNA) - Bordeaux - Bordeaux (CRNA) - Pau - Biarritz - Toulouse - Tarbes - Marseille - Aix en Provence (CRNA) - Montpellier - Perpignan - Nice - Ajaccio - Bastia - Figari - Lyon St Ex. - Lyon Bron - Clermont Ferrand - Grenoble - Chambéry - St Etienne,
- 8 pelotons de surveillance et d’intervention à Paris CDG (3) - Paris-Orly (2) - Lyon - Marseille - Nice.

Six brigades sont implantées outre-mer (Réunion - Polynésie - Guyane - Nouvelle Calédonie - Martinique - Guadeloupe).

II - COMPETENCE

Les gendarmes des transports aériens ont des compétences identiques à celles attribuées aux autres militaires de la gendarmerie nationale, mais étendues aux domaines de l’aviation civile (notamment ceux relatifs à la sûreté aéroportuaire ainsi qu’aux accidents d’aéronefs civils).

III - MISSIONS

Mission prioritaire de sûreté

Elle a pour but de protéger les installations et les aéronefs de l'aviation civile contre tous les types d’actes illicites.

.contrôler :

- les personnes et véhicules admis en zone réservée,
- les personnels assurant les visites de sûreté et le filtrage des personnes et des bagages,
- les sociétés ou organismes sollicitant ou détenant un agrément pour la sécurisation du fret aérien,
- les titres d’accès (badges) permettant l’accès en zone réservée,
- l’application de la réglementation sûreté.

.protéger :

- les aéronefs d’Etat à l’arrivée ou au départ des aéroports français (garde de l’appareil, contrôle des personnes, des bagages, du fret et de l’avitaillement),
- les hautes personnalités.

Mission de renseignement

- prévenir les troubles à l'ordre public,
- lutter contre le terrorisme.

Missions de police

- police militaire,
- police administrative : essentiellement police de la circulation routière en zone réservée,
- police judiciaire : infractions pénales de toute nature constatées sur les plate-formes aéroportuaires (travail clandestin, toxicomanie, etc...).

Missions spécifiques aéronautiques

- assurer la sûreté du transport aérien (à l’intérieur de la zone réservée des plate-formes aéroportuaires),
- protéger les installations sensibles (Centre en Route de la Navigation Aérienne),
- participer à la police de la navigation aérienne (recherche et constatation des infractions aéronautiques, constatation des accidents et incidents aériens).

Autres missions

Gestion des alertes en liaison avec les autres forces de police, (fouille et sécurisation des aéronefs, des installations, des bagages, du fret par les équipes cynophiles de recherche en explosifs ou par contrôle radioscopique),

.missions de formation en sûreté :

- au profit de certains pays étrangers dans le cadre de missions de coopération,
- au profit de l’école nationale de l’aviation civile (stages sûreté),

.missions occasionnelles (évacuations sanitaires, transit des unités gendarmerie …).

IV - LES MOYENS

PERSONNELS :

- recrutement :

En principe, seuls les gradés et les gendarmes confirmés, comptant au moins trois ans de service dans la gendarmerie départementale peuvent solliciter une affectation dans la GTA. Toutefois, les personnels de la gendarmerie mobile et de la garde républicaine peuvent être admis en GTA en fonction des besoins et compétences particulières détenues (EIP- tireur d'élite - PLI - brevet de pilote etc..).

- formation :

Essentielle dans le domaine aéronautique pour les personnels de la GTA, elle est dispensée :

Au cours de la première année d’affectation, par un stage de formation aéronautique de base organisé à l’état-major de la GTA, de manière continue au sein des unités (à cette occasion, la partie théorique du brevet de pilote privé est enseignée), pour certains personnels, lors d’un stage de perfectionnement se déroulant à l’école nationale de l'aviation civile (ENAC) de Toulouse où sont étudiés les textes traitant de la circulation aérienne, l’aérotechnique, la réglementation de l'aviation civile en matière de personnel navigant et de navigation aérienne, ainsi que la conduite des enquêtes d'accidents aériens.

Par ailleurs, quelques militaires de la GTA peuvent suivre la formation au brevet de pilote.
Cette formation leur permet de mener avec une plus grande efficacité les enquêtes, notamment lors d'accidents ou d'incidents aériens.

MATERIELS :

Les différents matériels nécessaires au fonctionnement des unités sont mis en place par la gendarmerie nationale (armement, véhicules, moyens de transmission, etc..) et par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) pour les moyens spécifiques complémentaires.

V – LES METIERS DE LA GENDARMERIE DES TRANSPORTS AERIENS

La gendarmerie des transports aériens regroupe différents « métiers » :

- gendarme en brigade de gendarmerie des transports aériens,
- gendarme en peloton de surveillance et d’intervention,
- gendarme en unité de recherches,
- gendarme contrôleur sûreté,
- gendarme contrôleur sûreté du fret aérien,
- auditeur sûreté,
- gendarme maître de chien.

Gendarmerie de l'Armement

Environ 340 militaires (9 officiers, 223 sous-officiers, 2 militaires du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie et 107 gendarmes adjoints volontaires) servent au sein de la gendarmerie de l’armement.

I - ORGANISATION

La gendarmerie de l’armement comprend :
- un chef de corps,
- un état-major basé à ARCUEIL,
- un groupe de protection, rattaché à l’état-major,
- deux compagnies situées à ARCUEIL et SAINT-MEDARD-EN-JALLES,
- dix-sept brigades réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain.

L’état-major constitue l’interface entre la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) et la Délégation Générale pour l’Armement (DGA). Il administre les personnels de la gendarmerie de l’armement et assure le commandement des unités subordonnées.

II - MISSIONS

Implantée sur de nombreux sites de la DGA, la gendarmerie de l’armement accomplit les missions traditionnelles de la gendarmerie et exerce des activités spécifiques de police, de sécurité et de protection.

MISSIONS TRADITIONNELLES

- protection des personnes et des biens,
- prévention des infractions,
- enquêtes judiciaires, administratives et militaires sur les sites protégés par la gendarmerie de l’armement, ainsi que leur prolongement sur l’étendue du territoire national,
- constatations diverses d’accidents ou d’infractions,
- contrôles et vérifications d’identité,
- surveillance générale,
- recherche du renseignement en liaison avec les autres unités de gendarmerie et de police,
- contrôle des véhicules et des personnes pénétrant dans les enceintes des établissements,
- prévention et répression des infractions liées à l’environnement, l’écologie, aux stupéfiants, au travail illégal et à la sécurité routière.

MISSIONS SPECIFIQUES

- protection du secret industriel de défense,
- surveillance des zones militaires sensibles et des sites où la gendarmerie de l’armement est implantée,
- contrôle de l’application des consignes de protection,
- contrôle des personnes et des véhicules dans les établissements protégés,
- intervention d’initiative, ou sur demande de l’autorité d’emploi, en cas de détection d’incident ou de menace,
- escortes de matériels ou documents sensibles,
- protection des hautes personnalités de la délégation générale pour l'armement,
- enquêtes diverses concernant les personnes et les biens de la DGA,
- constatation des infractions aux règlements internes des établissements,
- participation à la défense de l’établissement.

III - MOYENS SPECIFIQUES

Véhicules routiers :

100 véhicules, dont 12 véhicules 4X4 et 27 de liaison.

Moyens nautiques :

1 Vedette de 5,50 mètres.

Moyens de protection spécifiques :

Combinaisons NRBC (Nucléaire Radiologique Bactériologique Chimique).